Le refus des OGM dans les assiettes des lycéens avait été envisagé dès décembre dans la délibération qui faisait symboliquement de la région Centre "une région sans OGM". Puis, en novembre 2006, le vice-président délégué à l'éducation, devenu depuis président, écrivait à l'ensemble des gestionnaires des lycées pour leur demander de ne plus accepter de produits OGM dans les achats alimentaires. Cette lettre a eu un impact qu'il est difficile de mesurer compte tenu, en particulier, de l'autonomie de gestion des établissements : certains établissements ont bien mis en oeuvre des clauses non-OGM dans leurs commandes, mais d'autres ont "découvert" l'impossibilité d'obtenir une certitude de zéro OGM dans les produits achetés et en ont donc déduit... qu'ils ne pouvaient rien faire. C'est pourquoi nous avons préféré faire noter cette fois dans la "charte de qualité" la phrase suivante : "les établissements s'engageront à ne pas utiliser des produits étiquetés OGM". C'est la solution minimum mais qui a l'avantage d'être simple et pratique.

Pour la bio, un groupe de travail a été mis en place au mois de juin pour permettre un dialogue direct entre des chefs de cuisine, des gestionnaires et des représentants de la filière bio. L'objectif fixé pour 2009 est là encore modeste : il s'agit de chercher à passer dans les lycées pilotes à l'équivalent d'un repas bio par mois : soit un repas complètement bio, soit l'introduction plus régulièrement d'un ou plusieurs aliments bio. Le groupe de travail régional devant tirer les leçons de cette expérimentation pour envisager le développement de l'action les années suivantes.

Le principal facteur limitant pour la bio réside dans les difficultés d'approvisionnement : tant que la France n'aura pas une politique plus incitative dans ce domaine, tant que les économies que génère la bio en terme d'environnement et de santé publique ne seront pas mieux reconnues et rétrocédées aux producteurs, il restera difficile de généraliser l'alimentation bio dans la restauration scolaire.

Dans ce domaine comme dans celui de la lutte contre les OGM, les difficultés ne doivent pourtant pas être un prétexte pour ne pas avancer.