Le Berry est une nouvelle fois confronté à la menace d’implantation d’un stockage de déchets radioactifs de 100 000 à 250 000 m3. C’est au moins la 3° fois, depuis un quart de siècle, que les apprentis sorciers qui nous gouvernent tentent de nous vendre l’implantation d’une poubelle nucléaire.

Cette fois, il s’agirait prioritairement de déchets provenant de l’exploitation et du démantèlement des réacteurs de la filière « Graphite Gaz ». L’Andra considère que ces sous-produits des centrales nucléaires, classés comme déchets à « faible activité », ne doivent faire l’objet que d’un « stockage à faible profondeur ».

Le risque est pourtant bien réel et il s’agit officiellement de déchets « à vie longue », c’est à dire dont la durée de dangerosité pourrait être de milliers voire de plusieurs dizaines de milliers d'années. Il est clair que personne de sensé ne peut garantir une gestion sécurisée du stockage pour une durée si longue.

Nous ne pouvons donc accepter que l’on soumette un tel enjeu à un simple appel à candidature auprès des maires ruraux. Aucun d’entre eux n’a fait une telle promesse à ses électeurs en mars dernier ! Mais surtout les conséquences en terme de risques à très long terme, pour la population comme pour la qualité de l’eau et des sols, ne peuvent relever de l’initiative d’une seule commune.

Nous demandons donc aux maires de ne pas hypothéquer l’image de nos territoires et de faire preuve de la plus extrême prudence dans ce dossier, quelques puissent être les pressions et incitations financières dont ils vont être l’objet...

Nous appelons surtout tous ceux qui refusent que le Berry soit transformé en une poubelle nucléaire à se mobiliser et à se rassembler afin que la riposte soit à la hauteur de l’enjeu.

Jean Delavergne Président des Verts-36 Le 24/06/08