Réponse au Comité Ingrid Betancourt
Par l'Epine Verte, le mercredi 5 mars 2008, 19:34 - Penser globalement - Lien permanent
Suite à l'interpellation des candidats aux municipales et cantonales, Monique Lajonchère, Hubert Cendrier et moi avons adressé le courrier suivant au Comité de soutien à Ingrid Betancourt de l'Indre.
Au COMITE DE SOUTIEN INGRID BETANCOURT DE L’INDRE Monsieur COLLIOT Kristof - CHATEAUROUX
Monsieur le Président,
Vous nous avez interpellés, en tant que candidats aux élections municipales et cantonales, sur la situation d’Ingrid Betancourt. Comme tout un chacun, nous ne pouvons être que très touchés par la situation d’Ingrid, privée par les FARC de toute liberté depuis 6 ans et dont la vie même semble aujourd’hui fortement menacée. Comme tous ceux qui se tiennent informés de la situation, nous sommes également très inquiets de l’action entreprise en territoire Equatorien par le gouvernement Colombien et dans laquelle a péri Raoul Reyes, alors même que ce responsable des FARC servait, semble-t-il, de médiateur, en particulier avec les autorités françaises. De plus, en tant qu' écologistes, nous nous sentons encore plus concernés du fait de l’engagement d’Ingrid à la tête d’un parti « Oxygène Vert » avant son enlèvement. Pour toutes ces raisons, les Verts Français ont toujours été présents dans la mobilisation pour la libération d’Ingrid. Vous trouverez ci-dessous deux des derniers communiqués publiés sur ce sujet, par les Verts nationaux, dans les toutes dernières semaines, après de nombreux autres publiés tout au long de ces 6 longues années. Ajoutons encore que le groupe Vert au Conseil Régional, dont Jean Delavergne fait partie, a exigé dès le début 2005, en faisant voter un vœu en séance plénière, que l’institution régionale manifeste son soutien, ce qui a abouti, quelques mois plus tard, à la pose de très grands portraits d’Ingrid et Clara sur la façade de l’Hôtel de Région et à diverses manifestations organisées par le Conseil Régional. Monique Lajonchère était également présente lors du rassemblement du 23 février 2008 devant la mairie de Châteauroux. Pour l’avenir proche, nous voudrions vous faire une proposition concrète : celle de vous aider à organiser dans les prochaines semaines une rencontre-débat à Châteauroux avec Sergio Coronado, auteur du livre « Ingrid » qui vient de paraître chez Fayard. Sergio est un élu Vert de Paris, et nous l’avions invité il y a quelques années à animer une réunion des Verts au Poinçonnet. Nous devons pouvoir renouer facilement le contact avec lui. Nous pourrions donc vous aider à l’inviter à Châteauroux pour parler de son livre si cela vous paraissait intéressant .
Quelque soit le résultat des élections, soyez assurés que nous continuerons, demain, à nous sentir très impliqués dans ce combat pour la liberté d’Ingrid, comme nous nous sentons concernés par toutes les remises en cause de la liberté partout dans le monde et parfois même dans notre propre pays. Pour nous le combat pour la liberté ne peut être que global : nous pensons qu’il faut défendre et préserver partout les principes de la liberté individuelle et de la non-violence.
Bien cordialement.
Monique LAJONCHERE et Jean DELAVERGNE
Communiqués récents des Verts
Ingrid Betancourt en danger de mort : appel aux FARC à la relâcher immédiatement Communiqué de presse des Verts du 28 février 2008
Les Verts ont appris avec horreur et indignation les témoignages des quatre otages relâchés hier par les FARC concernant l’état de santé et les mauvais traitements que continue de subir Ingrid Betancourt. Non contents de l’avoir prise en otage depuis six ans, ce qui est un crime en soi, les FARC y ajoutent une cruauté et des traitements inhumains qui font craindre une issue tragique à brève échéance. Les Verts réitèrent à Ingrid Betancourt leur amitié et leur solidarité, ils l’appellent à résister jusqu’au bout de ses forces pour retrouver la liberté. Les Verts réitèrent leur appel aux FARC à relâcher immédiatement, unilatéralement les quatre civils « négociables » qu’ils gardent encore en otage et en tout premier lieu Ingrid Betancourt, qui est la dernière femme parmi eux, la plus malade et la plus en danger. Les Verts, Anne Souyris
Six ans d’emprisonnement, six ans de trop : Les FARC doivent libérer immédiatement Ingrid Betancourt et tous les otages Communiqué du 22 février 2008
Les Verts appellent participer à la chaîne humaine qui doit relier samedi 23 février, à partir de 14 h 45, l’Hôtel de Ville de Paris à Notre-Dame pour la libération d’Ingrid Betancourt et des otages colombiens. Cela fait exactement six ans que la militante écologiste Ingrid Betancourt est détenue par les FARC, au mépris du droit international humanitaire, dans des conditions inhumaines. Elle fait partie de la quarantaine d’otages civils, policiers et militaires que cette guérilla détient comme « monnaie » d’échange contre des centaines de guérilleros emprisonnés. La marche du 4 février 2008, aux motivations certes diverses, démontre néanmoins l’isolement des Farc, qui resteront une organisation terroriste aux yeux de la communauté internationale tant que la prise d’otages demeurera une de leurs pratiques. Les Verts demandent aux FARC de relâcher immédiatement, unilatéralement et sans condition Ingrid Betancourt et tous les civils séquestrés. L’état de santé déplorable et la maltraitance dont souffre Ingrid rendent sa libération particulièrement urgente. Ils appellent les FARC et le président Uribe à cesser de poser des conditions non négociables et mutuellement inacceptables en vue de l’ouverture de négociations pour un accord humanitaire, seule voie qui puisse permettre enfin aux combattants en uniforme des deux camps de retrouver la liberté. Les Verts appellent à participer à la chaîne humaine qui doit relier samedi 23 février, à partir de 14 h 45, l’Hôtel de Ville de Paris à Notre-Dame pour la libération d’Ingrid Betancourt et des otages colombiens. Ils seront représentés notamment par Martine Billard, députée, Denis Baupin, candidat des Verts à la mairie de Paris, et Anne Souyris, porte-parole. Ils espèrent de tout leur coeur recevoir Ingrid, enfin libre lors de seconde rencontre des Verts mondiaux à Sao Paulo (1-4 Mai 2008). Ils rappellent qu’elle avait été une des figures de leur première rencontre en avril 2001 à Canberra (Australie). Anne Souyris Porte-parole