Foot-business : rêves et réalité.
Par l'Epine Verte, le jeudi 24 janvier 2008, 16:28 - Châteauroux et l'agglo. - Lien permanent
Les responsables de la SA Berrichonne-Football ont présenté lundi soir au Tarmac un drôle de projet d’un groupe immobilier, le groupe Loft, largement repris dans la NR d’hier.
Coïncidence ? : nous apprenons par ailleurs que l'audience du tribunal administratif sur la question du loyer du stade Gaston Petit aura lieu début février.
Les responsables de la SA Berrichonne-Football ont présenté lundi soir au Tarmac un drôle de projet d’un groupe immobilier, le groupe Loft, largement repris dans la NR d’hier.
Peut-on réellement parler de « projet » lorsque le président délégué de la Berri précise lui-même que pour l’instant le groupe Loft ne se serait engagé qu’à « envisager une étude de faisabilité » ? : Ne s’agit-il pas plutôt d’un écran de fumée à la veille des élections ?
En tout état de cause, ce « projet », pousssant la logique du foot-business jusqu’à l’absurde ne nous fait nullement rêver. L’esprit sportif disparaît ici complétement derrière des montages aux objectifs purement financiers. Ce qui est encore plus choquant c’est que ces projets fumeux répondant à des intérêts purement privés sont envisagés sur des terrains publics où existent des équipements actuellement fort utiles aujourd’hui par exemple pour les clubs amateurs de Châteauroux comme les terrains n°2, n° 8 et n°9.
Face à cela, M. MAYET adopte une position plus qu’ambiguë : d’un côté il prétend que sa municipalité ne mettrait « pas un centime d’argent public dans cette affaire » mais d’un autre côté il annonce que si les analyses sont positives « alors la ville l’accompagnera »…
Or on sait bien comment depuis 7 ans M. MAYET « accompagne » le club pro. Cela a été très bien expliqué dans un rapport de la Chambre Régionale des Comptes de mars 2006 qui montrait que globalement le coût pour la ville des prestations de la Berri avait doublé depuis 2001.
Ce rapport insitait particulièrement sur un point : l’extrême faiblesse au regard de la réglementation en vigueur des loyers payés par la SA Berrichonne-Football à la ville. Loin de suivre les recommandations de la Chambre des Comptes, M. MAYET a fait voter par sa majorité la poursuite de ces pratiques, en juin 2006. Nous avons alors estimé de notre devoir de porter cette question à la connaissance du tribunal administratif.
Hasard des calendriers ? Nous venons d’être informés que l’affaire viendrait à l’audience du tribunal de Limoges le 7 février prochain. A vrai dire nous avions peu d’espoir de gagner face aux nombreuses arguties juridiques développés par les avocats payés par la municipalité, n’ayant pas de notre côté les moyens de payer de tels conseils juridiques.
Mais le vacarme installé autour du projet Loft nous redonne un certain espoir : ne s’agit-il pas par avance de trouver une forme d’échappatoire dans le cas où notre requête serait retenue par le Tribunal ?
Rideau de fumée ou diffusion de rêves à la veille des élections ? Cela renforce en tout cas notre certitude d’un besoin de réelles alternatives pour Châteauroux.
Monique LAJONCHERE Conseillère municipale et tête de la liste « Alternatives pour Châteauroux »
Jean DELAVERGNE Conseiller municipal Conseiller régional
