Une trentaine de militants anti_OGM et anti-nucléaire ont assuré toute la journée une présence devant l'auditorium où se tenait le Grenelle à Bourges pour y faire entendre d'autres sons de cloche que celui, très consensuel, que voulait donner au Grenelle ses organisateurs. Le matin les groupes de travail du Grenelle étant strictement limités à ceux qui avaient reçu une invitation, les militants sont restés avec pancartes et banderoles devant la porte. En début d'après-midi après des prises de parole faites sur le trottoir (dont celle de Stéphane Lhomme animateur national du réseau sortir du nucléaire) certains des manifestants souhaitaient pouvoir entrer dans l'auditorium pour participer au débat . Rappelons qu'il avait été annoncé que la séance serait ouverte à tous. Les organisateurs ayant prétendu , de manière discriminatoire, empêcher ceux qui avaient manifesté de rentrer dans l'auditorium une petite bousculade plutôt bonne enfant s'en est d'abord suivi avec la vingtaine de manifestants présents à ce moment là.

Malheureusement une autorité a cru bon de demander alors aux policiers de charger les manifestants avec une certaine brutalité. C'est à ce moment là que Monique Desbois a pris un coup de matraque qui lui a occasionné une fracture du sternum et 10 jours d'incapacité de travail. Elle a aussi eu un poignet foulé. Monique est une jeune grand-mère de 62 ans qui représentait certainement un très grave danger pour l'ordre public et nécessitait donc certainement qu'on use à son égard d'une telle brutalité. C'est sans doute aussi quelqu'un de totalement irresponsable : connue pour ses engagements de parent d'élèves et d'écologiste depuis plus de trente ans à Châteauroux, elle a aussi été conseillère municipale verte de cette vile de 1995 à 2001... Je suis intervenu à la fin du débat dans l'auditorium pour dire que l'Etat Sarkozyste était particulièrement faible vis à vis des lobbys quand il s'agit de protéger l'environnement mais par contre très "fort" dans la répression contre ceux qui depuis plus de trente ans sont des lanceurs d'alerte. Triste constat. Jean Delavergne