Sur notre territoire régional, particulièrement affecté par cette décision, une cinquantaine de gares sont concernées, à commencer par Saint-Pierre-des-Corps, Blois et Vierzon.

Les conséquences s’annoncent désastreuses : de nombreuses PMI/PME n’auront plus la possibilité de recourir efficacement au fret ferroviaire, et le nombre de camions sur les routes va encore s’en ressentir. Pour mémoire, le plan Véron, dernier plan de restructuration de la SNCF, mené entre 2004 et 2006, a envoyé sur les routes un million et demi de camions supplémentaires par an !

Le motif de la rentabilité est d’ailleurs discutable : dans le transports routier, les coûts externes ne sont pas pris en compte, ce qui rend fatalement le transport ferroviaire moins compétitif. Mais le fret ferroviaire étant désormais ouvert à la concurrence, qui se soucie encore de ces questions d’intérêt général ? Les Verts rappellent qu’ils défendent la mise en place d’une taxe carbone.

A l’heure où le développement du ferroutage est annoncé comme une priorité, cette décision est évidemment incohérente.

A l’heure du Grenelle de l’Environnement, cette décision nous conduit à nous interroger sur son utilité.

A l’heure où la prise de conscience de la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique se généralise, cette décision nous consterne.

                  Le Groupe des élus Verts - Conseil Régional du Centre