Déplacements urbains
Par l'Epine Verte, le dimanche 27 mai 2007, 12:00 - Châteauroux et l'agglo. - Lien permanent
Monique Lajonchère est intervenue à la CAC, lundi dernier, dans le débat sur le schéma des déplacements urbains. On trouvera ci-dessous l'essentiel de son intervention.
La démarche PDU ( Plan de Déplacement Urbain ) a été initiée en 2000 – pour répondre aux interrogations concernant – entre autres la pollution en ville et par la même la santé des habitants et la sécurité.
Pour qu'un PDU soit validé il faut impérativement qu'il intègre un objectif de diminution des déplacements automobiles au profit d’autres modes de transport moins polluants. Cette démarche ambitieuse a d'abord été abandonnée par la nouvelle équipe municipale et communautaire installée en 2002, pour être ensuite reprise en 2004 et finalement de nouveau abandonnée au profit d’un simple schéma directeur des déplacements soumis à cette réunion de la CAC.
Mes 1° remarques concernent donc des questions de forme : - où a été validé l’abandon du PDU qui avait pourtant fait l'objet d'une délibération de la CAC ? - et d’autre part, où sont les documents auxquels il est fait référence dans le rapport et que nous n'avons pas dans le dossier : comité de pilotage de 2004 et propositions du S2D de septembre 2006 .
L’objectif d’un PDU était d’établir une meilleure cohérence des déplacements sur un secteur donné, avec les questions telles que : - la diminution du trafic automobile - la sécurité des déplacements - l’organisation des transports et des livraisons de marchandises - l’encouragement à l'élaboration de plan de déplacements vers (et par) les entreprises. Il devrait donc être question de l’ensemble des déplacements sur l’agglo. et on est loin de retrouver toutes ces questions dans le rapport qui nous est présenté.
On nous explique cependant que « toutes les études menées ont contribué à démontrer qu’un rééquilibrage modal, notamment en faveur des déplacements piétons est à rechercher ».
Qu'en est-il dans ce qui nous est proposé ? Si la cohérence et la continuité des cheminements vélos et piétons est bien étudiée, on ne retrouve pas de plan de circulation – par exemple inter-quartiers – ou lieux d’habitation / lieu de travail.
On trouve surtout sur les 30 premières pages de ce document des carrefours et des ronds points et quelques propositions de réaménagement de voiries – sans vue d’ensemble. De plus, les propositions concernant le secteur de Bitray ou le prolongement du Boulevard de la Valla se heurtent à la question très sensible – sur le plan écologique – de la vallée de l’Indre –site Natura 2000 avec de fortes contraintes environnementales – ou à celle de la protection des captages.
Pour les transports collectifs le document ne comprend que 6 pages dont 4 sur le réaménagement des gares. A noter tout de même qu'y est relevée la question du financement des réseaux de bus : le financement actuel (la gratuité) limitant les ressources et donc semble-t-il les évolutions possibles. Est-ce la raison pour laquelle les propositions sont aussi limitées dans ce domaine ?
Les 10 dernières pages sont consacrées aux déplacements vélo et piétons, et on voit bien là les priorités puisque, en parallèle 30 pages étaient consacrées à la voiture. Dans ces dernières pages, il est tout de même intéressant de relever sous la plume des experts qui ont fait l'étude que : - les cheminements piétons à créer permettront d’accompagner la redynamisation commerciale du Centre Ville (p 44 ) - les places de parking en surface sont trop nombreuses (p 52 ) - en hyper-centre, il est nécessaire de favoriser les déplacements alternatifs à la voiture pour améliorer l’accessibilité des commerces aux piétons (p 53). Ces points de vue sont en flagrante contradiction avec les idées développées jusque là par M. Mayet...
Monique Lajonchère a donc conclu, logiquement que, compte tenu de l’absence de vue d’ensemble des déplacements sur l’agglo, elle ne pouvait approuver un tel dossier.