Dans l'ordre des dossiers traités : - Alors qu'on est en pleine semaine de sensibilisation aux dangers que représentent les pesticides les dossiers du conseil révélent que la ville de Châteauroux a acheté récemment pour plus de 11000 € d'herbicides... Après avoir rappelé les dangers des pestides nous avons indiqué les engagements de collecivités comme Rennes ou le Conseil général de l'Isère ou plus près de nous les efforts faits dans ce domaine par Le Blanc et Le Poinçonnet .( voir les sites de l'ARTAc www.artac.info et celui du MDGRF www.mdrgf.org), L'adjoint chargé des espaces verts ayant évoqué dans sa réponse l'utilisation de "désherbants biodégradables", il a fallu rappeler aussi que cela se référait sans doute au trop fameux round-up pour lequel la firme Monsanto a été condamnée pour publicité mensongère en janvier dernier pour avoir utilisé cet argument commercial... (voir : www.eau-et-rivieres.asso.f)

- Le PPRI (plan de protection des risques d'inondation) est un document d'urbanisme qui limite les possibilités de construction en zones inondables. Il a été adopté récemment (il y a moins de 3 ans), pourtant M. Mayet met déjà à l'ordre du jour la révision de ce plan. Pour justifier une telle révision il est seulement affirmé dans le rapport " il est apparu que certains secteurs tels que la rue de l'Indre, l'allée Jean Giraudoux ou l'avenue du Parc des Loisirs dans sa partie haute ne seraient pas touchées par les zones d'expansion des crues." En réalité il semble que cette révision vise en particulier à régulariser des situations de fait comme par exemple la construction du boulodrome dans une zone où c'était interdit. Elle vise aussi à autoriser la reconstruction sur le site des anciens établissements ERPI d'un immeuble... Cela peut se comprendre mais la réponse apportée par l'adjoint à l'urbanisme en conseil est venue renforcer les craintes que suscitaient le flou du rapport : il est faux de prétendre par exemple que "le secteur de la rue de l'Indre" ne serait pas concerné par "les zones d'expansion des crues" et il y a un risque que la municipalité veuille en réalité autoriser des constructions nouvelles dans la zone comprise entre l'Indre et la rue de l'Indre. Le jour où l'Indre sortira fortement de son lit comme elle l'a fait de nombreuses fois dans le passé il n'y aura plus qu'à pleurer les dégats...

- Le dossier 30 autorise lui le lancement d'une procédure d'élaboration d'un"Agenda 21 local" . Depuis 1992 (Conférence de Rio ) il était prévu que les collectivités à tous les niveaux devaient élaborer des "Agendas 21" pour favoriser un type de développement économique qui soit à la fois équitable socialement et qui ne remettre pas en cause les ressources naturelles pour les générations présentes et futures. C'est le Conseil Régional - à l'initiative des élus verts- qui a exigé des agglomérations qui voulaient passer contrat avec lui qu'elles élaborent ce type de document. L'expérience prouve cependant aujourd'hui que derrière ce vocable de développement durable on trouve aujourd'hui le meilleur comme le pire : dans le cas présent il s'agit de savoir si M. Mayet veut réellement engager les services dans une réflexion de fond dans le sens de l'intérêt général ou s'il ne s'agit que d'une opération de communication préélectorale. Comme gage de sa bonne foi nous avons donc demandé que l'opposition puisse être représentée au comité de pilotage par un ou une élu'e) écologiste. L'adjoint en charge du dossier n'y semblait pas hostile mais M. Mayet, beaucoup plus réservé, a dit qu'il ne donnerait sa réponse qu'après avoir consulté sa majorité. Qu'a-t-il donc à cacher dans un domaine comme celui-ci ? Pourquoi refuser de collaborer avec l'opposition et en particulier les écologistes sur un dossier parait-il aussi consensuel ?